Avec le mois d’août qui nous fait des clins d’oeil, je me retrouve à penser au travail. Cette semaine, même si je suis encore en vacances, on m’a invité à participer à une conférence à Toronto.

Je vous présente une petite publicité que j’ai faite ce matin à l’ombre du Festival de la curd.

Dites-moi ce que vous en pensez!

Et puis bientôt ça sera le retour officiel. Mais il reste par contre un autre voyage à faire. Je vous en parle sous peu…

La semaine dernière, j’ai eu la chance de faire le tour du lac Saint-Jean à vélo en 5 jours et je me suis amusé à faire de petites vidéos.

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Alors en rétrospective, voici ma vidéo pour le jour 1

À retenir pour ceux et celles qui voudront bien le faire.

1. La navette de bagage de monsieur Gilles Girard

C’est un incontournable peu dispendieux et avec un service hors du commun

 

2. La baignade au Parc national de la Pointe-Taillon

C’est beau, pas très chaud, mais ça vaut la peine de payer 8.50$ par personne.

3. Même si on ajoute 12 kilomètres, il faut passer par la Dam-en-terre. C’est un incontournable lors de la 1re journée.

Voilà pour la 1re journée. J’attends vos commentaires.

Et oui, je suis en vacances, mais je suis tombé sur un site fabuleux. Le codage ou la programmation informatique devient très tendance. Je vous invite à consulter le lien suivant:

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C’est à encourager!

Lors de mon dernier billet, je vous avais dit que je vous donnerais 5 choses à faire durant les vacances qui n’ont aucun rapport directement avec l’apprentissage, mais qui peuvent influencer. Il est vrai que j’aurais pu en dresser une liste de 50, mais j’ai fait un choix pour vous. Bonne lecture et surtout si vous n’êtes pas d’accord, il ne faut pas hésiter à ajouter.

Si vous avez des enfants ou encore s’il fait chaud, faites de la crème glacée! C’est très simple! Lors de ma 2e visite en Haïti pour donner de la formation avec le personnel enseignant et les directions, je m’étais amusé à faire de la crème glacée. Toute une expérience de vie. Pour vous aider, j’ai inclus

une balle (assez dispendieuse)

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une recette à faire dans un sac ziploc

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et une recette de crème glacée au chocolat.

Après la crème glacée, je vous suggère de visiter une exposition. Il en existe une multitude et cela dans tous les domaines. Si vous êtes dans le coin d’Ottawa/Gatineau, je vous suggère l’exposition d’Alex Colville au Musée des beaux arts. Elle retrace toute sa vie avec près d’une centaine d’oeuvres. C’est très impressionnant!

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Si vous n’aimez pas la peinture, pourquoi ne pas essayer la culture en pot du piment fort non traditionnel sur votre patio. Vous n’avez besoin que d’un grand pot, un sac de terre et un plant de piment. (À ne pas confondre avec poivron!) Il en existe une multitude de variétés. On peut les classer selon l’échelle de Wilbur Scoville. Attention cependant aux yeux lorsque vous touchez un tel piment. Il vaut mieux porter des gants.

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De la crème glacée, une exposition, la culture du piment fort? Pourquoi ne pas découvrir un nouveau groupe de musique? Je vous suggère les Hays Babies. Leur site internet les présente comme:

… un trio de musique indie-folk-country composé de trois filles aux personnalités colorées. Grandes gagnantes des Francouvertes 2013, récipiendaires de plusieurs prix au Festival Vue sur la Relève et toutes originaires du Nouveau-Brunswick, Katrine, Vivianne et Julie entremêlent leurs accents afin de créer une ambiance flamboyante et présenter leur propre recette d’indie-folk-country… Voici une de leur chanson soit Fil de téléphone 

Finalement, vous voulez faire du sport? Je vous suggère une randonnée en vélo sur une piste cyclable dans la région d’Ottawa/Gatineau. Oui, je parle encore d’Ottawa/Gatineau! C’est ma région… je veux rester local.  Le site de Commission de la capitale nationale (CCN) mentionne qu’il y a 600 km de pistes. J’ai eu la chance au cours des dernières fins de semaine de découvrir la piste qui longe la rivière des Outaouais. Elle a une longueur de 31 km. En l’empruntant, il sera possible de visiter le Musée des beaux arts, celui de la guerre, la colline du Parlement et le lieu historique national du Canada du Canal-Rideau.

Alors voilà! C’était mes 5 suggestions pour l’été. J’aurais pu continuer, mais pour ma part je veux vous souhaiter des vacances, du bon temps et surtout de belles découvertes. N’hésitez pas à mettre des commentaires. Je serai officiellement de retour avec mon blogue à la fin août. Par contre, il se peut que vous receviez des surprises au cours de l’été. Bon été!

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En consultant mon agenda, je me suis aperçu que pour la plupart des enseignants, il ne reste que deux semaines avant la fin des classes. Ouf et c’est tout un deux semaines! Les bulletins à terminer, les plans d’enseignement individualisés à réviser, les mille et une activités dans la classe et dans l’école, le BQB, la journée champêtre, le nouveau jardin de légumes à compléter, le voyage de classe et je pourrais continuer…

Si les vacances peuvent arriver, on va en faire des choses pour décrocher ou encore pour s’avancer. Pour certains, ce sera un cours d’été à donner ou à recevoir. Pour un autre, ce sera refaire une partie de la planification d’un cours ou d’un module. Oui mais est-ce que l’on peut prendre des vacances?

Certainement! En même temps, est-ce qu’on pourrait profiter de ses vacances pour se reposer et faire des choses qui pourraient aider pour septembre. Voilà quelques suggestions. À vous d’ajouter à la liste…

1. Lire un livre pour susciter la réflexion: Je vous suggère Start with why. L’auteur nous dit que nous devrions toujours commencer avec la question pourquoi. Je vous suggère la version audio du livre sinon vous pouvez le trouver un peu partout.

2. Explorer Twitter: Profiter de l’été pour mettre à jour la liste des gens que vous suivez. Il y a tellement d’informations sur Twitter que vous pouvez presque vous y fier uniquement. Le tout dépend par contre qui sont les personnes que vous suivez.

3. Apprendre UNE nouvelle application: Décidez votre intention pédagogique et trouver une application qui pourrait aider vos élèves à apprendre.

4. Communiquez avec un.e expert.e: Vous avez une question qui vous trotte dans la tête. Profiter du moment pour communiquer avec une personne qui pourrait y répondre. On ne sait jamais. Vous recevrez peut-être un message avec une réponse.

5. Suivez un MOOC (Massive Open Online Course): De plus en plus, les universités offrent des cours en ligne gratuitement. Ce qui veut dire que vous pouvez suivre de votre maison, une formation de Harvard, de Columbia, de la Sorbonne et je pourrais continuer avec une liste.

La semaine prochaine, je vous dresserai une liste de 5 choses parmi tant d’autres à faire durant l’été. Des choses qui n’ont PAS rapport directement au travail, mais qui peuvent changer le regard sur l’apprentissage. Bonne lecture et surtout bon deux semaines…

 

 

Bon, répétez après moi trois fois néonicotinoïde, néonicotinoïde et néonicotinoïde. Si vous suivez l’actualité dans le monde de l’apiculture, vous avez sûrement entendu ce terme dernièrement. Je vous donne tout d’abord une définition. On parle ici d’une famille d’insecticides qui contient par exemple du clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride.  Cet insecticide est grandement utilisé dans la culture du maïs et du soya en Ontario. Et que se passe-t-il dans les champs avec les abeilles?

Selon la Canadian Association of Professional Apiculturists, en 2013-2014, les pertes d’abeilles se chiffraient à 58% de toutes les colonies établies en Ontario. C’est trois fois plus que la moyenne canadienne.

Entre 2004 et 2012, on a augmenté la surface de culture du maïs de 1, 7 millions d’acres à 2,3 millions d’acres.  La culture du soya représentait 2, 7 millions d’acres. Si on additionne le tout, on parle ici de 50 % de la surface cultivée en Ontario. Nous avons assisté de plus à une augmentation de 560% dans l’utilisation des néonicotinoïdes soit plus de 1650 tonnes en 2009. Les experts nous disent que l’utilisation de ce pesticide devrait doubler d’ici 5 ans.

Les études sont de plus en plus concluantes. Il semble exister un rapport direct entre l’utilisation des néonicotinoïdes et le déclin des colonies des abeilles. Ce tableau présente ce qui se passe dans les champs.

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Et le débat fait rage. En Europe, certains pays ont adopté un moratoire sur l’utilisation de cet insecticide pour deux ans. La France vient de l’interdire indéfiniment. En Ontario, on parle d’une réduction de son utilisation pour 2016. Et vous qu’en pensez-vous? Je vous laisse une vidéo ainsi que de la documentation sur le sujet. Une chose par contre est certaine. Nous ne pouvons pas nous passer des abeilles…

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Documents consultés pour ce billet et pour plus d’information

Protégeons les abeilles des applications de pesticides

Frequently asked questions (FAQ’S) about neonicotinoïd pesticides

« Si vous voulez résoudre un problème, vous utilisez une méthode, un chemin. Par conséquent, si vous voulez inventer, il faut sortir du chemin. Bifurquer. L’innovation, c’est une bifurcation avant tout.» Michel Serres

J’ai la chance de travailler avec une équipe qui ose innover. Le 21 et 22 mai 2015, j’ai pu ainsi aider le groupe TacTIC du CFORP à organiser la conférence virtuelle Tac2015. Six mois de planification! Nous voulions pour l’occasion donner la chance au personnel de plus de 70 écoles accompagnées par l’équipe de participer à un événement de formation différent et répondant à leurs besoins.

Capture d’écran 2015-05-24 à 21.03.29Nous voulions également proposer des conférences et des ateliers qui maximiseraient le rehaussement de l’expérience d’apprentissage chez l’élève. Nous espérions enfin donner la chance aux écoles de prendre le virage vers l’ère numérique au niveau du perfectionnement professionnel.

Qu’est-ce que je retiens de cette expérience? Les statistiques le démontrent clairement. Si nous additionnons l’ensemble des heures passées en conférences et en ateliers chez nos participants, nous avons accumulé en deux jours plus de 288 heures de formation pour le personnel enseignant des écoles francophones de l’Ontario. Et cela dans le confort de leur école!

Nous avons offert une conférence de Ron Canuel et une autre de Thierry Karsenti. De plus, nous avons à l’horaire plus de 20 ateliers pour le personnel enseignant (15) et les directions d’école (5)

Nous avons terminé le tout par un vidéo regroupant de bonnes pratiques pédagogiques qui se servent de la technologie.

Est-ce que le tout a été parfait sur toute la ligne? Non bien sûr! Il faut se rappeler par contre ce que Thierry Karsenti a mentionné dans sa conférence. « Si on attend que tout soit parfait pour essayer quelque chose de nouveau, nous ne ferons jamais rien! » Innover comporte des risques, mais qui ne risque rien n’a rien!

Je termine en vous disant que si vous souhaitez suivre ce qui s’est dit sur Twitter durant les deux jours de la conférence virtuelle, je vous invite à consulter le mot-clic #tac2015mai.

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Quelle chance encore une fois! Voilà quelque temps, je participais à la conférence On the Rise/Ascension à Mississauga. J’étais assis dans un atelier lorsque tout à coup l’animatrice mentionna la phrase suivante: et si je prenais le risque de dire que je ne le sais pas…

Notre réaction devant quelque chose que nous ne connaissons pas…

Qu’est-ce que l’on fait lorsque nous ne savons pas? Pour certaines personnes, c’est la peur qui s’installe et il y a paralysie dans l’action. D’autres « googlent » la question et essaient de trouver la meilleure réponse. Attention cependant si l’élément demandé concerne la santé. Une recherche américaine mentionnait la semaine dernière que souvent on ne peut se fier.

Quelques fois la personne veut cacher son ignorance à cause de son rôle, de son statut ou encore de la peur de la réaction des autres. C’est peut-être une chance qui s’ouvre pour innover. Si je connaissais la réponse, est-ce que j’irais explorer? Si Christophe Colomb avait su, est-ce qu’il aurait pris le risque de partir avec trois bateaux pour découvrir une nouvelle route vers les Indes? Est-ce que Mahatma Gandhi aurait pris la route pour libérer son pays? Est-ce que j’aurais eu des abeilles un jour? Est-ce que j’aurais accepté la première fois d’aller en Haïti? Est-ce qu’on pourrait prendre tous les gens que l’on connait et explorer ce qu’ils font lorsqu’ils ne savent pas?

Finalement, le fait de ne pas savoir ouvre des portes vers l’inconnu. C’est peut-être une chance de faire différent. C’est peut-être une occasion de collaborer, d’explorer ou faire différent.  Quelle est l’attitude que je prends lorsque je ne sais pas? Comme je disais à mes enfants, pendant les 13 premiers jours d’un voyage de camping en tente dans les Maritimes où il a plu tous les jours… c’est l’attitude qui fait la différence!

Aujourd’hui, je prends le risque, je décide d’assumer que je ne sais pas…

Pour suivre les discussions qu’il y a eu à la conférence, suivez #OTRK12

La semaine dernière, je ne suis pas allé au sommet Ipad à Montréal, mais je les ai suivis un peu sur Twitter. C’est ainsi qu’en lisant, je suis tombé sur un tweet de @Hubert_edu un collègue au CFORP. Il commence son tweet avec la phrase…

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Je décide donc de suivre sa recommandation et de lire le texte suivant. Et bien, tout un manifeste! À mon tour, cette semaine de vous encourager fortement à le lire! Un groupe de professionnels dans le domaine de l’éducation ont réfléchi et ça paraît.

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Je vous invite à me donner vous commentaires suite à ce texte.

En passant, je vous invite à suivre sur Twitter, mon collègue @Hubert_edu. Il est très prolifique et très pertinent.

Bonne semaine!

 

Histoire de mes abeilles (1)

 

La semaine dernière, je me rappelais comment les abeilles étaient arrivées dans ma vie. Plus de 30 ans passés, mon frère Mario avait demandé à mes parents s’il pouvait avoir une ruche. Mon père avait dit oui et notre premier essaim était arrivé par la poste dans une boîte de bois. On était très impressionné parce que l’on pouvait entendre les abeilles bourdonner dans leur cage.

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On avait acheté une ruche, les hausses, les cadres, les feuilles de cire et tous les instruments nécessaires pour l’extraction du miel. Et    l’aventure avait commencé! Toute une aventure! On ne connaissait rien. La ruche avait été installée dans un coin assez éloigné de la maison. Je me souviens… on faisait des marches pour aller voir les abeilles travailler.

On avait donné un sirop de sucre à l’essaim et les abeilles avaient commencé à faire du miel.

Aujourd’hui avril 2015, j’ai deux ruches chez moi et elles ont survécu durant l’hiver. Un exploit parce que le taux de mortalité à cause des insecticides à base de néonicotinoïdes semble être très élevé. C’est du moins l’hypothèse que l’on entend de plus en plus.

Mon père les a nourris la semaine dernière et elles ont commencé à butiner un peu partout à la recherche de fleurs qui se font rares par les temps qui courent.

Prochaine étape: la venue des pissenlits. La plupart des gens n’aiment pas cette fleur, mais pour nous elle est une bénédiction. La prochaine fois que vous verrez cette fleur, pensez au bon miel qu’elle peut donner…

Prochain billet: Je participe à la conférence « On the Rise/Ascension » organisé par les gens du  ministère de l’éducation de l’Ontario