Heureux hasard

C’est fou comme la vie nous fait des surprises. Vous vous souvenez de mon billet de la semaine dernière, je vous parlais d’une idée folle que j’avais eue soit de prendre nos cendres virtuelles et de les déposer chez moi dans un columbarium site internet. Je ne le savais pas, mais je dois vous avouer que quelqu’un d’autre avait eu l’idée avant moi. On ne parle ici de nul autre que l’ancien grand manitou du Cirque du soleil Guy Laliberté.

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À mes yeux, c’est un des grands créateurs des temps modernes. Je vous invite à lire l’article paru dans la Presse du 3 novembre 2018 (voir à la fin du billet) qui nous parle de ses derniers projets. Celui qui ressemble au mien est le projet UMA.

C’est une plateforme internet qui capture les mémoires et les expériences de vie de chacun.

Ah oui! J’étais supposé vous parler bulletin cette semaine. Comme la plupart d’entre vous, j’ai eu une autre grosse semaine alors on va remettre cela. Depuis quelque temps, je m’intéresse à ce qui fait la créativité chez l’humain. Pourquoi chez certaines personnes, le tout semble être facile? Pourquoi est-ce que la créativité semble diminuer chez les élèves au fur et à mesure qu’il grandissent? C’est ce que Ken Robinson nous dit depuis plusieurs années. (voir vidéo dans les ressources). Comment est-ce que l’on devient créatif? Qu’est-ce qui empêche le développement de la créativité chez une personne?

Je vous invite à lire un autre article soit « 9 façons de recâbler votre cerveau pour être créatif ». L’auteur de  Paperboy’s Fable: The 11 Principles of Success, Deep Patel mentionne que nous ne naissons pas tous créatifs. Selon lui, c’est un trait de caractère qui peut être développé. Il ajoute que par exemple :

  • Observer attentivement
  • Changer votre environnement
  • Se promenez de façon créative

stimule le développement de notre créativité.  Devenir créatif est un sport olympique. S’entraîner tous les jours stimule cette créativité en nous. C’est un bon article à lire si le sujet vous intéresse. De mon côté, je me suis donné comme objectif de préparer une conférence sur le sujet. Est-ce que je vais réussir? L’avenir le dira…

Mes questions pour cette semaine:

  • Est-ce que vous vous considérez créatif?
  • Si oui pourquoi?
  • Sinon, qu’est-ce qui vous empêche de l’être?

C’est tout pour cette semaine. Je dois aller rentrer mon bois pour l’hiver. On annonce de la neige bientôt. Si je ne le fais pas, il faudra que je sois très créatif pour me chauffer au mois de janvier. Bonne semaine.

Pour aller plus loin

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©2018 – Louis P Houle, consultant, coach, formateur et blogueur chez LPH Solutions

 

Depuis le début de l’année scolaire, j’ai publié un billet de blogue toutes les semaines. J’ai un plaisir fou à réfléchir avec vous sur certains enjeux qui je pense peuvent humblement influencer notre monde de l’éducation. Cette semaine, j’avais le goût de vous parler de l’influence du sucre dans la salle de classe après la fête de l’Halloween. J’avais aussi des idées de l’effet zombi sur le cerveau suite à la tonne de données que l’on recueille dans une année. Enfin, je voulais vous présenter certains éléments sur lesquels on pourrait travailler pour éviter de perdre son temps en réunion. Mais dans mes petites lectures, je suis tombé sur un article comme dirait Charles Tisseyre FASCINANT ayant trait à nos données personnelles.

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Je vous avertis… c’est un peu hors de l’ordinaire! On tente d’utiliser la technologie pour aller encore plus loin. Avez-vous déjà réfléchi à votre vie numérique après votre mort? Je vous raconte l’histoire. Ça se passe en Russie. Deux programmeurs Kuyda et Roman vivent une vie ordinaire. Métro, boulot, dodo. Comme tous les vrais amis de ce vaste monde, ils se partagent des textos et des messages chaque jour. Un jour, Roman est victime d’un accident en pleine rue et décède.

Kuyda qui travaille sur les «chatbot» (robot numérique utilisant le clavardage) décide de prendre tous les textos et messages qu’elle peut trouver que Roman et elle se sont échangés et de nourrir son «chatbot». Elle peut ainsi poser des questions et ravoir un peu le Roman qu’elle connaissait qui répond. Surgit alors une série de questions éthiques très intéressantes. Est-ce que c’est acceptable d’essayer de créer un robot avatar qui agit comme nous après notre mort? Est-ce que ce type d’application pourrait nous aider à apprivoiser la mort de l’être aimé ou est-ce qu’on doit respecter la mort d’une personne? Est-ce que nos données peuvent être utilisées après notre mort?

En même temps au MIT, Marius Ursache a fondé « Eterni.me ». De la même façon que Kuyda, on utilise ici ce qu’une personne décédée a publié sur les réseaux sociaux et on crée une copie de la personne sur Internet. Par la suite, il est possible pour tous d’interagir et de poser des questions avec le robot. Le but de cette compagnie est de :

«Préserver pour l’éternité les souvenirs, les idées, les créations et les histoires de milliards de personnes. Pensez-y comme une bibliothèque qui a des gens au lieu de livres, ou une histoire interactive des générations actuelles et futures »

Cette compagnie est en mode expérimental, mais il y a aujourd’hui plus de 40 000 personnes qui sont sur une liste d’attente pour bénéficier de ce service.

Vous voulez explorer encore plus le sujet? Je vous invite à regarder l’épisode Be Right Back dans la série Black Mirror sur Netflix, Je suis convaincu que vous aurez vous aussi une multitude de questions suite à tout cela.

Dans les derniers exemples, il était question de garder la mémoire vivante de nos êtres chers. La compagnie « Augmented Eternity » va plus loin. Elle ne veut pas seulement garder le souvenir d’une personne. Elle travaille à savoir si nous pourrions utiliser l’intelligence artificielle pour :

« explorer les empreintes numériques de quelqu’un et extraire ses connaissances et des éléments de sa personnalité. »

Ouf ! Je pense qu’une des grandes questions qu’il faut se poser est la suivante: Après notre mort, à qui appartiennent les données que nous avons générées durant notre vie? Je ne connais personne qui a inclus dans son testament des directives concernant ces données. À mon tour d’avoir une idée…

C’est décidé! Je crée un nouveau service. Sur votre testament, vous donnez la permission à vos exécuteurs testamentaires de prendre vos cendres virtuelles et de les déposer chez moi dans un columbarium virtuel. Je dresse un hommage avec vos données et vos amis peuvent ainsi se souvenir de vous. Vous pourriez ainsi passer le reste de l’éternité à côté de monsieur Spock, Idi Amin Dada ou encore Vanna White.

Je vous avais dit que mon billet était différent cette semaine. Si vous voulez aller plus loin dans la réflexion, vous pouvez cliquer ici pour consulter l’article. Encore une fois, c’est plus que passionnant! Ah oui, il faut que je vous dise que durant quelques années, j’ai reçu sur un des réseaux sociaux très connu des messages d’une tante décédée. Soyez rassurés, je ne lui jamais répondu.

Et pour la semaine prochaine? Je vous promets que je vais revenir à des questions plus existentielles. Le temps des bulletins arrive et j’ai le goût d’explorer la place de l’élève dans son bulletin… Bonne semaine et bon restant de bonbons !

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©2018 – Louis P Houle, consultant, coach, formateur et blogueur chez LPH Solutions

 

Il me semble que le temps passe tellement vite dernièrement! La semaine dernière, j’ai donné trois ateliers différents au colloque de l’ADFO, dont celui de Lead Like A Pirate. Vendredi dernier, j’animais avec Marie Andrée Ouimet et Stéphane Hunter d’Escouade EDU un atelier portant sur Google avec des secrétaires au conseil scolaire catholique Mon Avenir. Aujourd’hui, je suis de retour de Sudbury après avoir passé une journée complète avec Denis Desaulniers au Conseil scolaire catholique Nouvel Ontario. Quelle semaine et surtout quel privilège!

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Les compétences à développer à titre de mentor

À Sudbury, grâce à l’ADFO, j’ai eu la chance de réfléchir avec un groupe de directions d’école chevronnées sur le mentorat. Quelles sont les différences entre le coaching, le mentorat et le mentorat coaching? Quelles sont les conditions gagnantes à favoriser afin de maximiser l’impact du mentorat? Enfin quelles sont les compétences essentielles à développer pour être efficaces à titre de mentor?

Tout le monde était d’accord qu’un.e mentor.e efficace doit possédé certaines habiletés telles que :

  • l’écoute active
  • le questionnement
  • la rétroaction
  • la réflexion

Lorsqu’il fut question de réflexion, tout le monde était d’accord qu’un.e mentor.e efficace prend du temps afin de RÉFLÉCHIR. Par contre, il y avait un consensus autour de la table. Il est très difficile de se trouver du temps pour réfléchir. Le temps demeure l’élément manquant dans nos vies. Tout le monde manque de temps tout le temps.

Se trouver du TEMPS pour RÉFLÉCHIR 

Comment fait-on alors pour se trouver du temps pour RÉFLÉCHIR réellement? Il me semble qu’il y a très peu de choses autour de nous qui nous encourage à réfléchir.  Être le grand penseur de service n’a pas la cote. On dit que les grands penseurs ont la tête dans les nuages et qu’ils ne sont pas assez concrets. Quelqu’un qui réfléchit trop perd son temps. L’important c’est d’agir. Allez Ready, Aim, Fire! J’avais même un jour une personne dans mon entourage professionnel qui nous encourageait en disant « Ready, Fire Aim…»

Lors de cet atelier, Denis et moi avons proposé neuf stratégies afin de favoriser le RÉFLÉCHIR pour un mieux-être. En voici quelques unes :

  1. Déterminer un temps d’arrêt précis et structuré dans l’horaire. Par exemple, profiter du retour vers la maison pour réfléchir à une situation précise.
  2. Analyser une situation en utilisant une méthode rigoureuse. La méthode possède souvent une série de questions déterminées que l’on peut reprendre chaque fois. 
  3. Partager une situation avec quelqu’un.e afin d’avoir son avis et de bénéficier de ses questions. Parler d’une situation à quelqu’un apporte souvent un nouvel éclairage. C’est aussi oser être vulnérable face à soi-même.
  4. Changer de lieu, d’outils, de perspective, du temps de la journée pour aider la réflexion.
  5. Accepter de sortir de sa zone de confort. Se donner la chance d’aller ailleurs dans nos réflexions.

Les gens qui ont créé cette publicité hors de l’ordinaire ont vraiment réfléchi sur comment est-ce qu’on pourrait présenter différemment un sujet.

Mes questions pour cette semaine

  1. Quand est-ce que je prends du temps pour vraiment réfléchir?
  2. Quelle est une stratégie que j’utilise pour m’aider me trouver du temps pour réfléchir? (Je vous encourage à la partager afin que tous puissent en bénéficier)
  3. Quelle est la stratégie présentée dans ce billet que je pourrais utiliser?

Et voilà! C’est tout pour cette semaine. En espérant que vous vous trouviez un peu de temps pour réfléchir même si on recule l’heure bientôt. Pour mon billet de la semaine prochaine, je réfléchis encore. Bonne semaine.

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©2018 – Louis P Houle, consultant, coach, formateur et blogueur chez LPH Solutions

 

Cette semaine, lors du colloque de l’ADFO, j’ai eu la chance de participer à un atelier offert par madame Edvirge Predestin. Je vous présente une courte entrevue ayant comme sujet les éco-écoles de l’Ontario. Bon visionnement.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter leur site internet et si vous désirez joindre madame Predestin par courriel, voici son adresse

Et pour la semaine prochaine? Comme je donne un atelier sur le mentorat, j’imagine que ça sera mon sujet.

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©2018 – Louis P Houle, consultant chez LPH Solutions

image Scratch

La semaine dernière, j’ai reçu une invitation de Sonia Duchesne, une passionnée de pédagogie, de robotique et de technologies éducatives. Elle m’a invité à une rencontre « ScratchEd Meetup » à Casselman dans l’Est ontarien. Il serait question de Scratch version 3,0.

Lorsque j’étais jeune, mes parents disaient que pour réussir dans la vie, il fallait être bilingue donc apprendre au moins deux langues. Aujourd’hui pour réussir, il devient intéressant d’ajouter une 3e langue à ses bagages soit celle du codage.  Le but n’est pas de faire automatiquement de nos élèves tous des programmeurs pour la vallée du Silicon aux États-Unis, mais plutôt de permettre le développement de compétences pour le 21e siècle.

Et si on parlait de Scratch

Mitchel Resnick, un professeur du MIT (Institut de technologie du Massachusetts) de Boston et son équipe, ont lancé le 6 mai 2017 Scratch, un langage de programmation visuel libre et opensource. Un outil  gratuit, à vocation éducative et ludique destiné aux enfants de 8 à 16 ans. Cet outil permet de créer des animations, des jeux, de la musique et des histoires interactives à l’aide de blocs déjà programmés. Le tout fait partie du projet Lifelong Kindergarten.

Scratch est aussi une communauté sécuritaire en ligne où les enfants peuvent partager leurs projets et collaborer les uns avec les autres. Au cours des dix dernières années, plus de 18 millions de personnes ont joint cette communauté. Les mordus de Scratch ont partagé plus de 22 millions de projets, dont plus de 30 000 nouveaux chaque jour.

Quelques raisons pour apprendre à coder

Apprendre à coder permet entre autres d’explorer, d’expérimenter et de développer

  • son esprit créatif,
  • son raisonnement systématique et rationnel.
  • ses compétences de collaboration et de résolution de problème

 

Mes questions pour cette semaine
  1. Si apprendre à coder est important, qu’est-ce qu’il faut que je fasse afin que mes élèves utilisent Scratch dans ma salle de classe?
  2. Comment est-ce que je peux travailler avec Scratch si je ne le connais pas?
  3. Qu’est-ce que j’ai besoin de connaître pour que mes élèves commencent à l’utiliser?
  4. Comment favoriser chez mes élèves le désir de collaborer et de s’entraider en utilisant Scratch?

Pour revenir à cette soirée. En l’espace d’une heure, j’avais réussi à faire voler une abeille et à discuter avec des passionnés.es. Que dire de plus sinon que si le tout vous intéresse, communiquez avec moi. Je pourrai alors vous faire parvenir les détails concernant la prochaine rencontre ScratchEd Meetup lorsque je les aurai. Et vous n’avez pas besoin d’être expert.e dans la matière…

Je termine en vous disant que si vous avez de l’expérience dans la création de ressources et que vous parlez espagnol, on cherche quelqu’un chez Scratch. Et le billet de la semaine prochaine? Suivez-moi sur Twitter au #lphsolutions. Je donnerai trois ateliers au colloque de l’ADFO. Je vous promets une rencontre intéressante. Bonne semaine.

Pour aller plus loin :

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©2018 – Louis P Houle, consultant chez LPH Solutions

La semaine dernière, je vous annonçais que mon prochain billet porterait principalement sur le livre de Shelley Burgess et Beth Houf, publié en 2017 Lead LiKe A Pirate. Comme le dit la description du livre sur Amazon… « le livre présente les traits de caractère nécessaires pour diriger une école, un conseil. Vous apprendrez où trouver le trésor qui se trouve déjà dans vos salles de classe…»

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Être un « leader pirate »? N’est-ce pas un peu extrême? Dans nos sociétés, les pirates font partie du groupe des méchants? Comme ma blonde a dit : est-ce que tu aimerais rencontrer un pirate aujourd’hui dans l’un de nos voyages en Haïti? Sûrement pas!

Soyons clairs! Les auteurs ont créé un acrostiche avec le mot P.I.R.A.T.E. afin de nous proposer certains traits de caractère d’un bon leader. Le premier chapitre de la 1re section nous sert sur le pont du navire la lettre P pour la PASSION. Tout le monde même les pirates ont des passions. Il devient important de prendre le temps afin d’identifier nos passions professionnelles et personnelles ainsi que celles des gens qui nous entourent. Il est à noter que nos passions d’aujourd’hui peuvent être différentes de celles d’hier et de demain.

De plus, on nous invite à reconnaître ce qui ne nous passionne pas. Enfin les auteurs indiquent que lorsque l’on connaît ses passions, elles peuvent nous aider à garder le cap lors des moments difficiles et à influencer nos actions quotidiennes.

Je nous pose donc cette semaine les questions suivantes :

  • Qu’est-ce qui nous passionne en éducation?
  • Quelles sont les passions des gens qui nous entourent?
  • Après un mois avec vos élèves, est-ce que vous pouvez identifier UNE passion pour chacun.e?

Lead Like A Pirate est un livre facile à lire. On peut s’identifier aux exemples fournis.  On termine l’acrostiche de la première section avec le E pour ENTHOUSIASME. Selon moi, on le consulte pour la première section. Pour les 2e, 3e et 4e sections du livre, ce sont plusieurs idées différentes qui sont reliées au domaine de l’éducation. Par exemple à la page 119, le chapitre a pour titre : libérez les médias sociaux pour raconter l’histoire de votre école. Si vous avez lu un peu au sujet de l’éducation, vous allez constater que plusieurs de ces idées ne sont pas nouvelles. Elles sont reprises à « la sauce Pirate ».

Si vous aimez le style et que le tout vous sied bien, je vous encourage à suivre sur Twitter #leadLAP. De plus, Annie Sicard et moi animerons un atelier au colloque de l’ADFO le 17 octobre 2018 prochain en utilisant certains concepts de ce livre . Enfin, il est à noter ce livre fait partie d’une série qui reprend la sauce PIRATE.

image Teach like a pirate  image Learn like a Pirate image P is for Pirate image Bilance like a Pirate

La semaine prochaine, je vous parlerai d’une rencontre où il a été question de Scratch du MIT. La fameuse égratignure en éducation où on fait de la programmation pour apprendre entre autres choses les mathématiques. Il fallait bien un jour que je parle de certaines technologies éducative. C’est quand même une de mes passions!

Je vous laisse avec la question : quelles sont les PASSIONS qui influencent votre vie professionnelle et personnelle? Je suis toujours heureux de lire à vos commentaires.

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©2018 – Louis P Houle, consultant chez LPH Solutions

Il y a deux semaines, je me suis retrouvé à l’hôpital Montfort pour un examen de routine. Il faut dire que je n’avais pas mis les pieds à cet endroit depuis fort longtemps. Quelle surprise de constater tous les changements! Et quel bonheur de me faire servir en français à l’accueil, par le médecin et finalement par tout le monde. Dire que le 22 mars 1997, je participais au grand rassemblement de SOS Montfort au Centre municipal d’Ottawa avec 10 000 autres personnes afin que notre hôpital ne soit jamais fermé. Le franco-ontarien d’alors était impliqué dans et pour sa communauté.

Mais aujourd’hui en 2018, qu’est-ce que ça veut dire être franco-ontarien.ne? J’ai réfléchi et je nous ai concocté un petit acrostiche en utilisant le mot F.R.A.N.C.O.

Fêter 

Être franco-ontarien.ne en 2018 nous invite à fêter, à prendre conscience de tout ce que nous avons accompli jusqu’à aujourd’hui. C’est l’heure de se rassembler pour parler de nos rêves, de nos inspirations, de notre vision en tant que franco-ontarien. C’est le moment de prendre la guitare, le trombone, la harpe et de chanter fort que nous sommes fiers. C’est enfin l’heure de montrer au monde que nous sommes un peuple heureux et plein d’espoir pour le présent et pour l’avenir.

Réaffirmer

C’est comme si à chaque génération, à chaque changement de gouvernement, à chaque milieu de décennie, il fallait comme nos anciens reprendre le bâton du pèlerin et réaffirmer que nous avons des droits, que nous existons, que nous voulons une vie riche et pleine de sens. C’est aussi dire par nos actions à ceux et celles qui nous suivent que le combat n’est pas terminé. C’est enfin oser prendre parole en français pour participer à la création du volet avenir de nos vies.

Apporter

Être franco-ontarien.ne en 2018, c’est apporter son histoire, sa couleur, sa différence, son choix de vie au travers d’une communauté de plus en plus diversifiée. C’est contribuer au bien collectif. C’est partager sa confiance, ses espoirs ses défis pour faire grandir celui ou celle qui est à nos côtés.

Nourrir

Pour donner, il faut aussi se nourrir et non pas seulement de pâté chinois. (mes excuses à tous les aficionados fous de ce plat, je haïs de façon viscérale ce ramassis à étages). C’est s’alimenter de rencontres riches, de lectures inspirantes, de spectacles différents, de conversations quotidiennes, de médias sociaux réfléchis. C’est faire grandir son espace francophone à l’intérieur de soi.

Communiquer

L’évidence frappe ici. Être franco-ontarien.ne en 2018, c’est bien sûr communiquer en français. Mais c’est aussi communiquer en utilisant d’autres langues. La richesse d’une personne se calcule en fonction des relations véritables qu’elle peut établir autour d’elle. Lorsque je parle quelques mots de créole, je réaffirme ma capacité de partager les trésors cachés provenant de mon monde francophone.

s’Ouvrir

Finalement lorsque je fais vivre le/la franco-ontarien.ne en moi, je me dois d’être ouvert sur le monde. Je voyage, je cuisine, je parle, je consulte. Je vis entouré physiquement ou virtuellement par un monde différent qui a tout une richesse à m’apporter si je le veux. Je suis un citoyen du monde. S’ouvrir, c’est faire confiance. C’est prendre le risque d’apprendre quelque chose. C’est oser la différence. S’ouvrir c’est s’enrichir.

Être franco-ontarien.ne en 2018, c’est tout ça! et je ne pouvais terminer sans vous proposer une autre belle version de la chanson Mon beau drapeau.

La semaine prochaine, je vous parle probablement d’un livre incroyable sur le leadership : Lead Like A Pirate de Shelley Burgess et Bett Houf

Bonne fête les F.R.A.N.C.O.

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©2018 – Louis P Houle, consultant chez LPH Solutions

Pose les questions

Lorsqu’on pose un regard sur nos vies professionnelles et personnelles, on constate que nous avons tous des personnes qui nous influencent. En fonction du temps, du moment et de certaines circonstances, ces coachs entrent et sortent de nos vies.

Lorsque j’étais à la direction d’une école, plusieurs personnes ont influencé mes réflexions et mes actions. Par exemple, Dyane B avait toujours une parole de sagesse ou d’encouragement. Lors de ma première rencontre de directions, c’est elle qui m’a dit qu’il fallait choisir les mots et le bon moment pour intervenir. Avec elle, j’ai appris comme le dit John  C. Maxwell à être un leader «intentionnel». Planifier ses actions avec une intention. Réfléchir, décider, choisir et suivre son plan d’action.

Il y a eu aussi Robert S qui m’a fait comprendre l’importance de l’équipe. Nous sommes un bon leader si nous développons le «savoir-faire collectif». C’est facile de dire aux autres ce qu’il faut faire et comment le faire. C’est plus un défi définir une vision ensemble, y tenir et agir en s’assurant que chacun.e y trouve sa place. C’est évident qu’il faut s’entourer et écouter la voix des personnes qui se présentent sur notre route. Mais lorsque je choisis un coach, qu’est-ce que je devrais considérer?

Cinq qualités d’un coach efficace

Un coach efficace…. est à l’écoute de l’autre, de ses besoins. Écouter signifie aussi être conscient du milieu dans lequel la personne travaille. C’est comprendre les facteurs d’influence. Écouter, c’est se mettre dans la peau de l’autre sans prendre le devant de la scène.  Écouter c’est surtout ne pas parler tout le temps.

Un coach efficace est une personne qui pose les questions. Il n’est pas celui qui donne les réponses. Trop de personnes ont les solutions. Souvent celles-ci ne sont pas adaptées à la situation. Je crois que nous avons tous les solutions. Il faut se laisser la chance de les faire resurgir.

Un coach efficace se centre sur les forces de la personne. Tout le monde est le super héros de quelque chose. Favoriser le positif et les éléments engageant chez la personne devient un levier vers quelque chose de plus grand.

Un coach efficace accepte le silence et la non-action. C’est parfois dans le silence que l’on se surprend à entendre la voix dans le désert. C’est lorsqu’on marche dans la forêt en silence que l’on aperçoit son orignal ou son élan d’amérique. Un jour, je vais vous raconter cette histoire.

Un coach efficace accepte d’être toujours en apprentissage. Chaque rencontre, chaque situation, chaque question sont des portes qui invitent à aller plus loin. Il faut les accepter et saisir les occasions qui se présentent.

Pour réfléchir cette semaine

  1. Qui sont les personnes qui agissent à titre de coach dans ma vie et pourquoi?
  2. Pour qui est-ce que j’agis à titre de coach et pourquoi?

Et j’ai besoin de vous…

Dans un mois, je fais vivre au colloque de l’ADFO (association de directions, directions adjointes des écoles franco-ontariennes) l’atelier Maximiser vos impacts : votre coaching et vos réunions du personnel en 2018. Alors ma question pour vous,

Que fait un bon coach dans une école pour être efficace en 2018?

Merci à l’avance et bon coaching

 

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©2018 – Louis P Houle pour LPH Solutions

Ah! La fameuse soirée de parents

 

Je pense que chaque école a sa soirée de bienvenue, sa rencontre clin d’oeil en septembre. Pour certain.es membres du personnel, cette soirée est considérée comme l’occasion idéale. Pour d’autres, c’est le grand «show» tandis que pour quelques-uns, c’est la soirée la plus stressante de l’année. On s’assure que la classe est bien rangée, que le pupitre n’est pas encombré pour une fois et que l’oiseau, la souris, le coq sont bien dans leur cage. Eh oui! J’étais entré un jour dans une classe et il y avait un coq qui se promenait en liberté et qui m’avait accueilli. J’aime les coqs, mais je dois vous avouer que j’avais été un peu surpris.

Pourquoi une telle soirée?

Si on pose la question face à la pertinence de cette soirée, certain.es vous diront qu’une telle rencontre est importante pour :

  • établir les bases d’une collaboration efficace
  • créer des liens
  • parler routine avec les parents
  • éviter les «si j’avais su» et les «je pensais que»

Moi je pense que l’on doit utiliser cette soirée pour mutuellement investir des pièces d’or dans le tiroir. Le tiroir se remplit lorsqu’on parle, agit, prend soin de la relation avec l’élève ou le parent. Le jour où une situation difficile surgit, des pièces sont alors retirées du tiroir. Aussi longtemps qu’il y a de l’or dans le tiroir, tout va bien. Le jour où le tiroir est vide, les grandes difficultés s’immiscent dans le quotidien. Jack Sparrow n’a qu’à bien se tenir. Nous sommes responsables d’un trésor. Être enseignant ou humain, c’est investir dans la création d’un trésor chez les autres.

Le « REER » pour favoriser la création du trésor

Quatre façons de travailler le trésor dans votre classe.

Respecter l’élève / le parent au-delà de ses richesses et ses défis

Le respect est à la base de tout. Prendre la personne comme elle est. Ne pas essayer de la changer. Poser plus de questions que de donner les réponses.

Encourager l’élève / le parent à investir en lui/elle

Être en forme, bien mangé, avoir une attitude positive face à la vie. Nous avons la responsabilité d’encourager l’élève/le parent à prendre les moyens pour se développer. Nous ne sommes que de passage dans la vie de ces gens.

Engager l’élève / le parent dans ses apprentissages

L’apprentissage est facilité lorsque ça vient de la personne. Tout est une question de motivation. Si aujourd’hui je construis une école en Haïti, c’est qu’il y a un jour un enseignant qui m’a encouragé à regarder plus loin que le bout de ma charrette.

Réaliser l’impossible avec l’élève / le parent

Que dire de plus! Tout est possible. Il faut y croire et prendre les moyens d’aller au-delà. Tout est possible.

Voilà et si vous êtes un parent, vous avez la même responsabilité envers la personne enseignante de votre enfant.

Louis P Houle pour LPH Solutions

 

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Tiré du blogue  (septembre 2017) : La classe de David Noël

Suite à mon billet de la semaine dernière

Déjà une semaine depuis mon dernier billet et me voilà de nouveau devant mon ordinateur à réfléchir. Merci à tout le monde qui a fait des commentaires. J’ai décidé pour les prochains billets de :

  1. En terme de longueur, je veux respecter une page
  2. Je vais toujours vous encourager à commenter, car c’est la discussion engendrée qui nous permet d’aller loin.

Septembre est le mois des ajustements

J’ai l’impression que l’on est toujours en train de s’ajuster. Je m’ajuste pour mes prochains billets et certain.es d’entre vous s’ajustent à une nouvelle école, à un nouvel horaire, à un nouveau collègue de travail, à de nouvelles demandes de la direction, à de nouveaux souliers, à une nouvelle boîte à goûter, à un nouveau dentier et j’en passe. Pourquoi est-ce que c’est moi qui dois m’ajuster? On dirait que ça change tout le temps. Ce qui est fascinant c’est que tout le monde s’ajuste même les élèves de ma classe.

Pour eux, je suis de nouvelles exigences, de nouvelles façons de faire, de nouvelles règles. Certains auront saisi avant même que j’explique le tout tandis que d’autres prendront toute l’année ou n’y arriveront tout simplement pas. Je demande à mes élèves de s’ajuster au code de vie de MA classe même si on ne sait jamais vraiment ce que vivent nos élèves.

Un jour, je montais une pièce de théâtre avec mes élèves de 8e année. J’avais travaillé très fort à faire comprendre aux élèves qu’ils ne pouvaient pas manquer sans raison et que chacun était un maillon important du spectacle. Le matin de la 2e représentation, une élève est absente sans raison. Je ne suis pas très content. Une demi-heure avant le spectacle, toujours pas de réponse. Je décide de l’appeler. C’est elle qui répond. Je lui fais comprendre qu’elle ne peut pas abandonner le groupe, que l’on a besoin d’elle et bla, bla, bla.

Au bout de quelques minutes, c’est comme s’il y a une petite voix intérieure qui me dit d’arrêter mon discours de remontrance. C’est alors que l’élève me dit : Je sais tout ça monsieur Louis. Je ne voulais pas abandonner le groupe. Mais mon père m’a frappé, ça paraît… Je ne peux vraiment pas sortir de la maison. Il y a plein de gens chez nous actuellement. Me voilà assommé par les paroles de mon élève… Ça fait 24 ans de cela et je m’en souviens encore. On ne sait jamais vraiment complètement ce que vivent nos élèves.

Avant d’exiger que les autres s’adaptent à moi, je prends le temps d’écouter autour de moi.

Il y a des élèves qui ont VRAIMENT besoin que l’on s’adapte à eux. Nous pouvons faire la différence dans leur vie. Mon père m’avait dit un jour.

Tu sais il y a des élèves qui n’ont pas besoin de toi pour apprendre. Si tu n’étais pas là, ils apprendraient quand même. Par contre, il y en a d’autres que tu dois adopter pour l’année.

Alors mes questions cette semaine? Quels sont les élèves pour qui je dois m’ajuster ? Quelles sont les personnes que je dois adopter au cours des prochains jours ?

Bonne semaine

Louis

pour LPH Solutions